Le folklore péruvien et sa diversité

Le Pérou est un pays aux traditions très ancrées. Environ 400 danses ont été recensées, preuve de la variété de son folklore. D´origine Péruvienne, Amazonienne, Européenne ou encore Africaine, ses danses traditionnelles sont toutes plus entraînantes les unes que les autres. Tour d´horizon.


 

LES DANSES

La Marinera :

Danse de la côte péruvienne, la Marinera Norteña principalement pratiquée à Trujillo, est la plus connue.  Il s´agit d´un jeu de séduction lors duquel l´homme et la femme tournoient l´un autour de l´autre. L´homme peut également danser à cheval, le « caballo de paso », qui réalise les pas à sa place. Les danseurs sont accompagnés au cajón et à la guitarre.

Marinera José Geray© José Geray

La Danza de las Tijeras (danse des ciseaux) :

Originaire de Huancavelica, Apurímac et Arequipa, cette danse est une démonstration de fidélité aux dieux andins, de laquelle se détache un caractère magico-religieux. Chaque village est représenté par un danseur soigneusement choisi, qui entrechoque deux ciseaux en acier sur le rythme endiablé donné par la harpe et le violon.

Tijeras Geraint Rowland©Geraint Rowland

Le Huayno :

Très populaire dans la Sierra, il est la danse andine par excellence. D´origine précolombienne aux notes occidentales,  les couples effectuent de petits sauts au rythme de la quena, du charango, de la harpe ou encore du violon.

Huayno © Juansa18©Juansa 18

Le Huaylarsh :

Cette danse des Andes centrales retranscrit la vie agricole et notamment la récolte. Les jeunes hommes essayent d´impressionner leur partenaire en martelant du pied sur des notes de harpe, violon, saxophone et trompette.

Huaylarsh Alex Q.S©Alex Q.S.

La Diablada :

Deux groupes de danseurs composent cette danse : les démons, généralement représentés par des hommes vêtus de capes aux motifs multicolores, face aux anges, des femmes armées d´épées et boucliers. Tous se répartissent de manière à ce que chaque ange ait un démon à combattre, accompagnés de trompette et quena.

Diablada Identidad y Futuro©Identidad y Futuro

La Danza del Caporal :

Influencée par la Saya et originaire de Bolivie, cette danse andine met l´accent sur les contremaîtres au service des Espagnols chargés du travail des esclaves. Un fouet, symbole des sévices exercés sur ceux-ci, claque au sol au rythme d´une musique rappelant les battements du cœur. Les hommes dansent de manière dynamique, au son des percussions, tandis que les femmes sont plus douces et sensuelles.

Caporales Illary Ritmos Peruanos©Illary Ritmos Peruanos

LES INSTRUMENTS

Le cajón :

Officiellement reconnu comme « Patrimoine Culturel de la Nation », il s´agit d´une caisse en bois, sur laquelle le musicien s´assied à califourchon. Des petits objets métalliques sont quelques fois déposés à l´intérieur du cajón afin d´obtenir plus de notes. Le percussionniste obtient différents effets suivant s´il joue du bout des doigts ou avec la paume de la main.

Cecl Newton cajón©Cecl Newton

La quena :

Traditionnellement faîte à partir de canne ou bois, cet instrument des Andes est une sorte de flûte à sept trous. Typique du folklore andin, elle est désormais utilisée dans différents styles musicaux et de nombreux pays d´Amérique Latine.

Quena Mi Perú©Mi Perú

Le charango :

Instrument à corde principalement utilisé dans l´Altiplano péruvien-bolivien, il se rapproche d´une mandoline à 5 paires de cordes et naîtrait de la modification d´un instrument à cordes d´origine européenne.

Charango Shantbir©Shantbir

La zampoña :

Instrument phare du Pérou, la flûte de Pan est composée de plusieurs tubes creux et pleins, tous de différents diamètre et longueur, ce qui détermine le son de chacun. Une légende de la mythologie grecque raconte que le dieu Pan s´éprit de la nymphe Siringa qui dansait et chassait dans les bois. Un jour, Pan la suivit jusqu´au fleuve Ladón où, se sentant menacée, la nymphe demanda de l´aide aux naïades, qui la transformèrent en canne à sucre. Inconsolable, Pan s´aperçut que le vent soufflait dans la canne et crut qu´il s´agissait des lamentations de la nymphe. Il décida alors de couper la canne et d´unir les morceaux avec de la cire. Il construisit ainsi sa « siringa » (flûte) afin de pouvoir en jouer lorsque la passion et le désir le possédaient.

Zampo Ovetum Fotografía©Ovetum Fotografía

 

Le Pérou est très fier de la diversité de son folklore. C´est pourquoi, tout au long de l´année, il est possible d´apprécier ces danses dans de nombreuses fêtes patronales. Nous vous invitons vivement à venir les découvrir !